Edith Stein, Marion

Devant prochainement assister à une journée de découverte d’Edith Stein, que je ne connais pratiquement pas, j’ai tout de suite pensé que Jean-Luc Marion et elle ont un point commun: être des phénoménologues chrétiens. Une recherche sur Internet m’a conduit à un article en anglais (1998), qui compare leur approche de Dieu.
Je connais relativement peu les livres de Jean-Luc Marion, même si j’ai participé à une conférence qu’il avait faite devant l’association “Foi et Culture Scientifique”.

La phénoménologie m’avait toujours laissé perplexe, s’affirmant en quelque sorte scientifique, mais semblant s’intéresser aux apparences plus qu’au réel caché.

L’article dont je donne la référence ci-dessus m’aide à y voir clair, et son résumé est assez catégorique:

“We wish to challenge Marion’s claim of the necessity to move au-delà de l’être. We shall argue that Marion has presented a very limited understanding of the concept of Being, for he has interpreted the Being of God as causa sui. (..) Edith Stein (brings out) a fuller sense of the metaphysical notion of the Being of God.”
“In conceiving God’s Being as fullness and personal, Stein asks us to rethink Marion’s claim of the caducité de l’être . How so? First, she pushes us to think beyond Marion’s limitation of God to causa sui. Second, Stein brings to the fore the drama of personal relationality implicit in the conception of God as cause (Creator). God’s Being is not merely an empty predicate, but one made real and full within God’s self-identification as an “I”. One cannot help but wonder, especially given the Cartesian emphasis on the “I”, how intimately the divine and human ego relate, particularly as persons. Finally, we see Stein offering a challenge to contemporary metaphysics: To rethink Heidegger’s analysis of the onto-theo-logisation of metaphysics by means of two new iconic images of God as Fülle und Person.

Bon, tout cela est assez complexe, et je laisse pour l’instant les choses en l’état.

Mais j’ai l’impression de découvrir enfin, avec Edith Stein, une philosophie moderne vraiment chrétienne.
Il me “restera” aussi à voir comment articuler cela avec Ferdinand Gonseth, qui est plus du côté de la philosophie des sciences, mais ouvre aussi des pistes vers le christianisme.

About Philippe Lestang

Auteur du livre "Le fait Jésus" (Actes Sud 2012) - http://www.plestang.com
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1 Response to Edith Stein, Marion

  1. J’ai, depuis, poursuivi mon étude en téléchargeant un autre papier de Antonio Calcagno: Die Fülle oder das Nichts? Edith Stein and Martin Heidegger on the Question of Being | Antonio Calcagno – Academia.edu
    Très clair, vraiment, pour voir, cette fois, les intéressantes critiques d’Edith Stein contre Heidegger !

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